Précisions sur la Famille PIESTRE

Ferdinand-Anne PIESTRE dit CORMON

Cette branche est originaire, au point où en sont mes recherches, de la Commune de NEUILLY dans l'Yonne.

Le père de ce peintre, Pierre Etienne PIESTRE dit CORMON était issu ,d’une famille protestante de médecins lyonnais. Il devint un écrivain célèbre en écrivant sous le pseudonyme d’Eugène CORMON, ayant emprunté, pour des raisons professionnelles ( il était fonctionaire) le nom de jeune fille de sa mère Jeanne CORMON qui était l'épouse d'un imprimeur de Lyon dans le 2ème arrondissement.Ses aspirations l'entraînaient plutôt vers le théâtre.Il se marie, en 1839, avec une comédienne, Charlotte FURAIS ou FARIS. Il travaille souvent en collaboration avec De la BOULLAYE et DENNEY, le fondateur du musée parisien qui porte son nom.En 1834, il écrit « DEUX DE MOINS », « La Comédie VAUDER ».En 1863 il écrit le livret des « PECHEURS DE PERLES » et le livret de « ROBINSON CRUSOE » sur une musique d’OFFENBACH. En 1864, il travaille avec CARRÉ. En 1867 avec CREMIEUX.

Son fils Ferdinand-Anne PIESTRE dit CORMON naît le 22 décembre 1845 au 13 bis boulevard Saint-Martin à Paris dans l'ancien 6ème arrondissement. Son père a 35 ans et sa mère 26. Le témoin de l’acte de naissance, rédigé dans le 5ème arrondissement, fut DE LA BOULLAYE.
Il eut deux sœurs : Clémentine née en 1834 dont il fit le portrait en 1876 ( probablement sa demi-sœur) enterrée au cimetière Montparnasse, décédée le 19 janvier 1893 à 59 ans et Marthe Geneviève Félicie née en 1842. Marthe Geneviève se marie avec Napoléon MAYRARGUES agent de change juif.Leur fille Elise MAYRAGUES servit de modèle à Ferdinand PIESTRE dit CORMON en 1875. Il entre à l’atelier CABANEL en 1863 et expose cette année-là au Salon de Paris. Il demeure alors 4, rue BOURSAULT ( 17ème).
En 1870, il habite 42, rue Fontaine (9ème). A partir de 1871 ou 1873 il réside au 13, rue d’Aumale. Il obtient une médaille lors d'expositions en 1870 et 1873.En 1878, il expose à l'Exposition Universelle et reçoit une troisième médaille.En 1880 il installe son atelier 38, rue Rochechouart.En 1882, il ouvre un atelier privé 10, rue Constance , transféré à l’automne 1883 au 104, Brd de Clichy.En 1889, il déménage de son domicile et s’installe au 13, rue d’Aumale ( 9ème ).Le 22 juin 1893, PIESTRE se marie avec Jeanne PRISOT autre fois épouse d’ Alexandre DUSILLON qui avait eu une fille Ernestine, Clémentine, Madeleine. Celle-ci décédera le 5 avril 1977 ( elle était née le 23 janvier 1895).En 1897, il a un atelier au 140, Brd de Clichy. Par un arrêté du 10 mai 1897, il est nommé professeur pour les cours du soir à l’Ecole des Beaux Arts de Paris et sera membre de l'Académie des Beaux Arts à l'Institut de France.Des oeuvres de cette époque peuvent être vues dans la Mairie du 4ème Arrondissement de Paris, Salle de mariages de la Ville de TOURS, au Musée de St.Germain-en-Laye au Musée d'Orsay ( deux tympans), des décorations au Petit Palais, des œuvres à BIARRITZ et à AMBOISE.En 1898, il achète une maison de campagne « La Villa Fontoy » 6, rue de la République à ARGENTEUIL.Il déménage au 159, rue de ROME ( 17ème).Le 7 mars 1903, il perd son père âgé de 93 ans, qui sera inhumé au Cimetière MONTPARNASSE.Académicien, il vit à son domicile 4, rue VIGNON. ( à vérifier)En 1907, il présente au salon des Portraits ceux de sa fille Madeleine.En 1913, il habitait 15, bd des Batignolles. Sa fille Madeleine vivait avec eux.
Il meurt le 20 avril 1924, victime d’un accident de la circulation alors qu’il rentrait à son domicile 159, rue de Rome. Il était Membre de l'Institut et Commandeur de la légion d'Honneur( 1912). Il eut comme élèves dans ses ateliers : Van Gogh, Toulouse-Lautrec, Picasso, Matisse, Bernard, Martinot entre autres.« LE TEMPS » du 22 avril ( ou mars)1924 relate le drame ainsi : « il sortait de son atelier, le sol était humide. Il glissa sur la chaussée qu’il traversait. Un taxi arrivait à ce moment qui lui passa sur le corps. Quand on le releva, il était sous les roues d’arrière ; on s’empressa de le porter à son domicile, rue de Moscou au 33 bis ( ?). Dans un état incurable, il songe cependant à innocenter le chauffeur , un alsacien nommé MOUNEMENCKER, en rejetant sur lui-même la responsabilité de l’accident . Le lendemain il expirait. »Son épouse mourut peu de temps après dans des circonstances également tragiques, tuée par des malfaiteurs venus la voler.
Le 5 avril 1977, sa fille Madeleine épouse de COUDERC Jean-Baptiste décède à ASTAFFORT ( Lot-et-Garonne) et rédige un testament. (vente des œuvres de son père)Le 10 octobre 1983 Jean-Baptiste, Emmanuel COUDERC, époux de Madeleine meurt à AGEN et respectant le vœu de son épouse institua la Fondation TAYLOR comme le voulait sa légataire universelle. Les dernières œuvres conservées dans la famille PIESTRE-CORMON furent dispersées en 1984, sur la décision prise par Madeleine CORMON avant sa mort, lors d’une vente aux enchères à l’Hôtel DROUOT, afin de créer un prix en faveur des artistes nécessiteux. La Fondation TAYLOR existe toujours ainsi que le prix CORMON.